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Dans l’épaisseur muette
D’un sous-bois endormi,
Chaque souffle est vivant,
Chaque ombre est un récit.
La forêt a ce coeur secret, palpitant,
Là, l’air s’épaissit,
Un souffle presque humain,
Comme si la forêt avait tendu la main.
Et dans ce silence,
Si vibrant, si profond,
L’âme sylvestre est là,
Dans la brume et les troncs.
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Allégories sylvestres
Depuis plusieurs années, je photographie et filme la forêt dans laquelle
je vis, à travers ses saisons et ses transformations : lumière,
mouvement, branches, couleurs, brouillard et ombres. Dans Allégories
sylvestres, je superpose des fragments photographiques de la forêt
pour traduire ce que ce lieu éveille en moi.
Espace à la fois extérieur et intérieur, la forêt m’évoque une dimension
sacrée, une présence qui apaise, invite à revenir à soi et nous
reconnecte au vivant. Elle révèle aussi une forme d’universalité : la
coexistence et l’adaptation des différences au sein d’un même équilibre,
ainsi que les cycles de vie, de mort et de renouvellement.
À travers ces superpositions, je cherche à faire émerger une forêt
intérieure, espace de transformation, d’interdépendance et de connexion
à l’universel.
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Woodland Allegories
For
several years, I have been photographing and filming the forest in which
I live through its seasons and transformations: light, movement,
branches, colours, mist and shadows. In Woodland Allegories, I
superimpose photographic fragments of the forest to convey what this
place awakens within me.
Both an external and internal space, the forest evokes for me a sacred
dimension, a presence that brings calm, invites us to return to
ourselves and reconnects us with the living world. It also reveals a
form of universality: the coexistence and adaptation of differences
within a shared balance, as well as the cycles of life, death and
renewal.
Through these superimpositions, I seek to bring forth an inner forest, a
space of transformation, interdependence and connection to the
universal.
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